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Carte postale de Cappadoce

05/05/2012

 

"Qui d'entre nous connaît l'art de l'écoute juste

qui amène le silence à parler ?

La sagesse de l'Orient monte du silence.

 La sagesse du zen aussi.

Et le zen nous apprend l'art de prêter l'oreille au silence de l'Être qui,

même au milieu du tumulte de ce monde,

nous appelle à la vérité".

 

Karlfield Graf Dürckheim

 

 

 

Turquie, sud du pays, carte postale...

 

 

 

Je découvre des paysages différents et enchanteurs : le bleu et l'effervescence européanisée d'Antalya, la plaine (légèrement "dépressante") de Konya dont les couleurs se fondent du vert au gris d'eau, également berceau de la philosophie des Mevlevi et du soufisme, les montagnes rocheuses encore enneigées du Mont Taurus, les étendues désertiques de Cappadoce dont la couleur change au cours de la journée pour ressembler à des dunes roses avec la lumière de fin d'après-midi, les traces d'occupation humaine très anciennes avec quantité de maisons troglodytes et des villes souterraines angoissantes tant l'organisation de la construction fait ressentir la nécessité de se mettre à l'abris de grands dangers.

 

Il y a une grande différence de développement entre l'Est et l'Ouest du pays où le temps semble s'être arrêté à une époque reculée. La pauvreté est présente mais il n'y a pas de mendiants car, me suis-je laissée dire les Turcs auraient un système d'entraide sociale qui fait qu'ils préféreraient payer un peu plus cher leur pain par exemple et l'acheter à une personne qui le vendrait dans son stand sur le trottoir, plutôt que d'aller l'acheter dans le commerce derrière elle ; ils savent que cette personne en a besoin pour faire vivre sa famille.

 

 

 

Notre guide, l'une des rares femmes guide en Turquie, parfaitement bilingue, nous a fait partager l'amour de son pays, sa culture sociale, religieuse et politique, ses origines, son parcours ; c'est une femme très humaine et humaniste, un bonheur de l'écouter parler y compris de littérature, de cinéma ou de musique.

 

Mon séjour touche à sa fin, la Turquie est un pays où je me suis sentie bien.

D'ailleurs, pas une fois on ne m'a demandé si j'étais Italienne, Espagnole ou Portugaise, mais simplement dit que j'étais "très jolie"! Oui, je vous vois vous marrer derrière vos écrans, "trop naïve la fille !" ; mais quand un homme devient tout rouge et perd son latin en vous le disant je lui offre le crédit de le croire, en plus c'est bon pour le moral :o)!

 

 

 

 

"Quand on se sent en transit, il y a beaucoup de choses qui prennent une importance relative et les instants, comme par magie, redeviennent des trésors qui scintillent."

 

 

 

 

 

Ça me donne envie d'achever ma "carte postale" par une histoire ; une sorte de conclusion en forme d'ouverture.

 

"Il y avait déjà bien longtemps que je voyageais, lorsqu'un jour l'envie me prit de faire une halte. Nous étions encore dans des temps obscurs et lointains. Les nations de toutes les contrées forgeaient peu à peu leur devenir, plus souvent par la force que par la raison.

 

J'avais quitté mon Maître depuis quelques années et me nourrissais avidement de tout ce que je rencontrais. J'avais beaucoup appris du savoir de cet être remarquable, mais ce que je découvrais à présent, chaque jour, m'émerveillait. Bien au-delà des mots et des grandes idées philosophiques, du savoir conservé des anciens, la vie était réellement un livre ouvert, dont chaque page ensemençait mon âme. C'est ce qu'avait pensé mon Maître en disant que j'étais prêt et qu'il me fallait désormais parcourir le monde. Comme toujours, il avait su quand le moment était venu.

 

A présent, beaucoup de temps a passé. Mes voyages m'ont conduit partout où les hommes ont tenté tant bien que mal de faire de leur monde un univers de paix et de prospérité. Maintes fois, j'ai traversé le temps comme les océans, gravi les montagnes, écouté les fureurs des éléments, découvert peuples et civilisations, ferveurs et renonciations, mais toujours une seule et même idée m'a guidé, telle une phrase de mon Maître obsédant ma mémoire : "Qu'il soit vainqueur ou perdant, chercheur ou errant, dévastateur ou pénitent, sage ou renégat, l'homme est un être de lumière, car il porte en lui la marque des dieux. C'est pourquoi il ne cesse de croire et d'espérer. Où que tu ailles, quoi que tu fasses, écoute-le, regarde-le, prête-lui ta chaleur et ton conseil, tu n'en seras que plus grand."

 

Aujourd'hui, c'est à mon tour de vous guider. Mettez vos pas dans les miens, posez votre main sur mon bras. Ecoutez et regardez. Le temps se dilue, seul compte l'essentiel..."

 

Bernard BAUDOUIN_Le zen, de la forme d'esprit à la manière de vivre

 

 

 

 

 

 

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Céline

 

 

 

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