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"Et il me parla de cerisiers, de poussière et d'une montagne..."

07/09/2017

 

 Certains livres nous "appellent", parfois ; n'avez-vous jamais ressenti cela ?

 

Ce pressentiment, comme une certitude inconsciente et cependant presque palpable physiquement, qu'à la lecture vous ferez une rencontre majeure. Rencontre d'une part cachée de vous-même, d'une vérité sans laquelle vous ne pourriez pas comprendre le sens de votre marche à travers les années ; le genre de livre qui peut se révéler être un "roman lumière", selon l'expression de Thierry Cohen.

 

A mon sens, le roman d'Antoine Paje fait partie de ceux-là. Son roman de 140 pages est une invitation à se tenir debout dans son existence, à se relever pour cesser de "ramper" devant toutes ces peurs qui nous empêchent de rencontrer notre être véritable.

J'ai reconnu "les graviers" qui ressemblaient tant à ce que j'appelle personnellement "les cailloux du Petit Poucet", les ""Yodas", clin d’œil aux Star Wars", des guerriers de sagesse, que j'ai moi aussi rencontrés sur mon chemin ; et je crois que ce que j'ai vraiment aimé c'est qu'à travers ce roman un homme ose parler sans fard d'un sujet, que nous sommes si nombreux à tenter de cacher : la peur, cause de bien des maux... 

"Il y a des rencontres qui changent une vie" : assurément !

 

Extrait choisi : "Au fil de mes lectures "modernes", j'ai toujours été étonné que les rencontres décisives se teintent le plus souvent d'exotisme : vieux sage rencontré en Inde ou sur les contreforts du Tibet, chaman de Mongolie, sorcier indien, moine du Sinaï ou d'Anatolie, ou autres.

 

Or les grains de sagesse m'évoquent les grains de sable. Cela peut enrayer la plus effrayante des machines de destruction ou d'autodestruction. Même s'il a fallu des centaines de millénaires pour les polir, les grains de sable roulent, s'envolent, se déposent partout, sans jamais être déformés par leurs voyages, gardant toute leur substance en changeant de lieu, de temps et de langue. Étrangement, rien ne ressemble davantage à un grain de sable qu'un autre. Cela signifie selon moi que la sagesse est universelle. Une fois rejetés apparences et faux-semblants, chaque être qui la recherche, l'étudie, la fait sienne, découvre la même chose. Tout le problème d'une simplicité enfantine autant que d'une extrême complexité, consiste à trouver cette chose.

 

Peut-être est-ce la véritable justification de cet exotisme. En effet, nous sommes aveugles et aveuglés. Des signes nous sont proposés, nous ne les voyons pas. Lorsqu'ils se font insistants, nous les écartons d'un haussement d'épaules. Nous n'avons pas le temps de nous en préoccuper, courant d'un point à un autre, débordés par les urgences qui n'en sont presque jamais. Nous ne voyons pas les graviers qui sont semés sous nos pas afin de nous guider vers notre destination. Et puis, à la faveur d'un voyage lointain, déroutant, ou d'une rencontre, d'un "épisode remarquable", nous ôtons nos œillères. Enfin nous voyons, nous sentons. Le signe s'impose. Le gravier se révèle. On ne peut plus l'ignorer parce que l'on sait, au fond de soi, qu'il est LA clef pour nous trouver nous-mêmes.

 

L'épisode, la rencontre remarquable deviennent durables.

Les signes les plus puissants, les plus "modificateurs" de nos existences sont le plus souvent portés par des êtres qui nous ont devancés à pas de géant et qui nous tendent la main pour nous aider à les rejoindre, qui sèment des graviers pour nous rendre le chemin plus facile. C'est l'adulte qui retient par l'épaule un enfant trébuchant, qui lui enseigne que, pour marcher, on ne peut avancer qu'un pied à la fois. Je les ai baptisés les "Yodas", clin d’œil affectueux aux Star Wars.

 

Georges Lucas aurait choisi ce nom pour son grand sage jedi, haut de soixante centimètres, parce qu'il est un passionné de sanskrit, "Yoddha" signifie "guerrier" en sanskrit et "Yodea" "celui qui sait" en hébreu. Un guerrier de sagesse ?

 

Et il me parla de cerisiers, de poussière et d'une montagne... Antoine Paje

 

 

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Céline

 

 

 

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